MYSTERE DES MYSTERES, LE TEMPS SANS ESPACE

Publié le par Jahman

L’être borné par deux néants, l’expansion bornée par deux infinis. La durée possède sa qualité propre en tant qu’elle est bornée par un début et une fin.

Chaque être possède sa propre temporalité du fait que chacun est à soi-même son propre centre, chacun est une auto-référence ; d’où le caractère subjectif de la temporalité. De là vient qu’un même fait objectif est diversement vécu par les acteurs ou spectateurs. L’interprétation, ou plutôt la traduction subjective d’un évènement vient de notre présentation, de notre insertion dans le monde, de notre préoccupation, de notre implication-engagement primordial dans une structure déjà effective avant toute autre chose. (Cf. la mondanéité chez Heidegger). L’autocentrement subjectif qui nous fait vivre l’évènement chacun au seuil de sa porte est également la condition de possibilité de toute évolution : la subjectivité est comme une arme à double tranchants : à la fois condition de notre perte, de notre chute mais également condition de notre délivrance, de notre élévation.

La temporalité est donc d’emblée subjective. Sa modalité est également déterminée par les informations parvenant au sens et codées par la conscience-filtre, en premier lieu desquelles vient la lumière. Le temps du jour est qualitativement différent du temps de la nuit. Mais la temporalité est essentiellement une synthèse formant une ambiance globale constituée d’éléments discernables les uns des autres.

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Publié dans Temps

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H
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