REFLEXION ET MEDITATION SUR LA PHILOSOPHIE : PRATIQUE ET ACTIVITE

Publié le par Jahman

Actualité et utilité de la philosophie ?

 

  • La philosophie comme théorie et pratique, comme discours et exercice a-t-elle une utilité, peut-elle s’exprimer en des termes pragmatiques ?

     

  • Quel rapport existe-t-il entre la philosophie – discours et pratique – et l’actualité ?

     

 

    1. la philosophie fait sortir du quotidien en amenant progressivement à la contemplation (vue) des Idées, des essences éternelles (platonisme). La philosophie permet de s’extraire de l’engluement du Quotidien, ou du moins de prendre de la distance à l’égard de l’emprise des préoccupations des objets et de monde (Heidegger), c’est-à-dire de l’actualité, de l’histoire, de la présence immédiate, aliénante de soi et du monde (inauthenticité, oubli de l’être). La philosophie est une mise en perspective par un recul, une distance, opérée par l’intellect.

       

Dans un autre sens, la philosophie, en nous amenant à la perception essentielle, éloigne la conscience de la durée subjective en la rapprochant de la pure actualité, de l’instant où il n’y a plus de durée mais simplement l’acte dans sa durée propre, interne. L’« actu-alité » de l’object se découvre des revêtements de l’étant (durée relative, spatialisation) pour mettre en lumière son être / essence (instant absolu, temporalité pure – hors de toute spatialité, atemporalité de l’instant dans son passage à l’acte). La contemplation des essences est une perception non-médiatisée, directe, de la réalité en tant qu’elle est passage de l’être à l’étant, présentification de l’esse dans l’existare. L’essence occultée dans la durée se dévoile par la contemplation philosophique (activité du sujet) qui s’extrait de la durée pour mieux saisir la lumière intrinsèque de l’essence intemporelle, c’est-à-dire l’identité de l’objet de la médiation avec son propre mouvement d’existence. Il n’y a plus de séparation sujet-objet, mais la « sujet » percevant est dans l’acte même de l’intratemporalité de l’objet. Le sujet ne fait plus qu’un avec l’objet et ce dernier découvre son acte-temps comme lumière pour le sujet contemplatif – car c’est par la vue que la philosophe perçoit l’essence (lux), l’origine de ce qui apparaît comme un objet extérieur. La pratique de la contemplation philosophique donne à voir la puissance-essence dans son mouvement de présentification / actualisation vers l’acte-étant. De la puissance à l’acte, de l’instant à la durée, de l’essence à l’étant, la vision du philosophe se fixe sur ce passage, ce prémisse de la naissance, de la transformation, du changement d’état (il y découvre une multiplicité d’état et une unité de nature, la différence dans les états et l’identité dans la nature) : c’est la mutation du Réel / Vérité en réalité / illusion des sens.
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Publié dans philosophie

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H
.
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J
Hum, hum. Un doute m'envahit.<br /> Comment est-il possible de voir ce genre de choses et d'en parler. D'en parler avec tant de cohérence. Et des mots si fouillés.<br /> Je me demande donc si tout cela n'est pas encore de l'ordre de l'élaboration mentale, c'est à dire du conceptuel. Car après tout, qui a vu pour en parler ? <br />  <br />  
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P
de l'Immuable Philo-Sophie...
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