Dimanche 13 mai 2007

Seule la puissance est réelle. Assertion métaphysique par excellence. Ressentir, croire (au sens fort) en cette puissance, en cette énergie universelle, voilà la vie qui se révèle, voilà la lumière obscure, le verbe ineffable qui transparaît au cœur pur. L’essence de la réalité c’est la puissance qui seule est ; le mouvement n’est que la manifestation, la maya.

par Jahman publié dans : Le réel
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Dimanche 13 mai 2007

Prendre appui sur la réalité. Fonder sur le réel. Se fonder sur la réalité et s’enfoncer dans le réel.

 

 

Les astres nous dépassent, président à notre naissance, notre destinée et notre mort. L’univers est plus fort que nous ! Intégrer l’univers et se désintégrer. Love Mystic revelation

 

C’est un combat, celui de la peur contre l’amour, celui des démons contres les anges.

La peur est à l’intérieur, dans ton cœur et dans ton mental. Débarrasse t’en et ton mental disparaîtra pour laisser être l’esprit. L’apparence du mental camoufle l’essence spirituelle et c’est sous la forme du désir et de la peur (identité corollaire) que sévit le mental. Tout ce qu’il y a à l’intérieur doit laisser place à la lumineuse présence de l’être. Se défaire des images du mental, des désirs et des peurs qui nous hantent jours et nuits sous forme de rêves et de cauchemar. Notre vie n’est que rêvée ou cauchemardée mais dans tous les cas, elle n’est pas réelle, elle n’est pas vécue réellement, elle n’est pas vivante. Notre vie est morte. Nous dormons ! Et les philosophes comme les mystiques nous exhortent et nous pressent à nous réveiller, à nous éveiller à la « réelle présence ». C’est là que l’on perçoit la différence entre un professeur, un intellectuel, un « diseur de vérité », un savant, un connaissant, un « avoirant », tous ces hommes qui ont construit des châteaux de cartes, des prêts-à-penser, des images du réel, tous les pseudo-philosophes qui nous disent « ce que cela est » et comment penser :  « Pense comme cela et tu verra cela » ; entre tous ces solidificateurs du réel, ces mortificateurs de la pensée et de la vie, entre tous ceux qui distribuent leurs connaissances comme autant de vérité révélées ou rationalisées et les philosophes ou mystiques ou maîtres spirituels qui nous poussent seulement à nous réveiller par nous-mêmes, à nous éveiller à la vie et à la pensée, à prendre conscience de notre servitude et de notre endormissement, pour ne pas dire de notre mort. Et la différence est majeure et essentielle : « cela est et est comme cela parce que cela vient de là et se distribue comme cela » (discours rationnels, téléologiques ou fondés sur la causalité) Ce type de discours est une béquille (mais aussi un garde-fou pour tous les abrutis – au sens étymologique) qui nous rend esclaves et endormis. Il est impossible de se sortir du cercle rationnel une fois qu’on a commencé à y participer. Dès que l’on rentre dans ce cercle de la pensée rationnelle, nous sommes pris au piège comme la mouche dans la toile d’araignée. Plus on se débat, plus l’on pense – loin et fort – plus on s’enfonce, plus on s’englue, plus on s’emprisonne. De sorte que ce n’est pas l’araignée (la pensée) mais nous mêmes qui nous nous emprisonnons dans la toile (les pensées) La toile ou les pensées, c’est l’image, la création, le créé. L’araignée n’existe pas, ce n’est rien d’autre que nous-mêmes, ce n’est rien d’autre que Dieu. Penser au-delà de la pensée et de la non-pensée. Etre au-delà de la présence et de l’absence, du vide et du plein, de l’être et du néant, de la réalité et de l’illusion.

Alors, nous faire un discours comme Descartes, Spinoza, Leibniz, Kant, Heidegger, Sartre, j’en passe et des meilleurs, cela n’a aucun intérêt. Les hommes éveillés à la vérité ne connaissent pas la vérité, cette vérité car celle-ci est indéfinie mais savent la voir. Il n’y a pas une vérité mais une manière de connaître véritablement. Et peu importe ce que c’est : l’univers, Dieu, la justice, l’amour, la vie ou une paire de chaussures, une banane ou un pingouin ; l’important est de connaître en vérité, de connaître véritablement. La vérité n’est pas un objet extérieur susceptible d’être intentionnalisé ou perceptible, connaissable. La vérité est intégrée à l’intention, à la perceptio(n), à la connaissance. Il s’agit de percevoir en vérité, d’avoir une intention vraie, une connaissance véritable. Car la vérité, du fait qu’elle soit intégrée, intérieure, est comme antérieure au temps, hors de la temporalité, éternelle. L’homme de science, l’homme de l’avoir parle pour dire ce que c’est et comment cela est alors que l’éveillé, le maître spirituel, le philosophe ou mystique indique la voie, montre du doigt, exhorte à nous éveiller, nous sonne comme une cloche face à l’urgence qu’est le sursaut du réveil, il nous fait sortir de notre sommeil léthargique, il nous fait naître, il nous donne une vie nouvelle. Sans nous dire pourquoi, sans nous faire de long discours ennuyeux qui plus est, il agit en nous, imperceptiblement, sans nous le dire, pour que nous nous réveillions. Car cela ne dépend que de nous. On ne peut pas se réveiller à notre place. C’est notre sommeil, notre mort et notre réveil, notre éveil. Discourir longuement sur le vrai, le bien, la connaissance, l’être et l’intellect, Dieu et la vie, cela n’a jamais réveillé quelqu’un. Personne ne sort de la mort par un discours sur ce qu’est Dieu et comment il est et ce qu’il fait et d’où il vient et où il va. Cela contribue plutôt à endormir davantage et à plonger dans un rêve tout bleu les larves d’humains. Image sur images, Impression sur impressions. Statufié, stratifié, imbrifugé, peu à peu nous sommes devenus imperméables et comme momifiés, impossible de voir le réel tellement nos yeux sont devenus incapables de voir, tournés qu’ils sont vers / dans leur rêve : existentialisation des chimères : désirs et peurs.

Découvrir la vérité fait peur et nous le désirons, comme mort (peur) et vie (désir). Allé d’un jet au-delà de peur et désir, de mort et vie

Inflexible, indéfectible foi, avancer vers la lumière, sur ce chemin de ténèbres où les dualités se télescopent, où les contraires s’entrechoquent. Les démons nous assaillent, les illusions, les rêves, les images, les impressions s’insinuent de toute part en nous ; nous laissant nus et tremblant en enfer.

Connaître le réel, c’est abandonner ce jeu (maya) des dualités, ce monde des images créées, c’est se détacher dignement des ténèbres et rayonner la lumière, se laisser emporter par l’enthousiasme divin, cette sage folie. Allons au-delà du par-delà, plus loin que tout le connu, plus loin que le connaissable, au-delà de l’impossible, là où s’arrête le chemin, porté par les ailes invisibles de la foi, du vide et de l’amour, courons, volons vers cette joie qui nous transporte dans la présence mystique du divin et glorieux cœur où fleuri, furieux et radieux le ciel étoilé d’un matin printanier.

Retour, impossible d’empêcher le retour des saisons, de contraindre le reflux vital. Laissons-nous emporter par cette joie divine, cet épanouissement dans le sein matriciel, ce jaillissement spirituel suressentiel de la vie mystique, au-delà des contraires, dans l’unité simple, là où s’arrête les sons, là où aucun mot n’a jamais pénétré, là où seul l’âme du bienheureux nage dans le lac de la béatitude céleste.

 

 

Move to the rhythm of love

Keep your trust in your soul

Les deux ailes en avant.

Larmes d’ange

 

Esprit clair : voir

Retourner, revenir, refluer, s’enfoncer dans le fond du fond sans fond, pénétrer à l’intérieur, au plus profond de notre intimité, (intelligence), de notre profondeur et attendre, disponible sans rien attendre, sans rien demander, sans pensées ni images, le baiser délivreur !

 

Accepter le réel, s’accepter, reconnaître que cela est, la situation existentielle et accepter encore. Paisible, devenir paix par cette reconnaissance, par cette acceptation, par ce non-vouloir, par ce non-désir de changer la situation. Car tous nos malheurs (et ils sont notre, ils viennent de nous) viennent de notre refus de la situation, de refus obstiné et enfantin de accepter ce qui est-comme-cela-est. Nous désirons toujours changer le monde, notre monde, nous voulons toujours que « cela » soit autrement. Et quand [par défaillance] cela devient autrement, nous voulons autre chose, d’autres choses, ailleurs, autrement. Apprécions l’éternel, apprécions ce qui est, maintenant, comme cela est, au-delà du bien et du mal. Car cela est et cette étance est divine, ici et maintenant. Notre cœur doit s’ouvrir sous cette pression. Reposons nous dans l’esprit clair, dans l’esprit de paisible, l’esprit calme et silencieux, l’esprit voyant.

Bienheureux relâchement, l’ego s’évanoui, s’évapore dans une extase éternelle, divin commencement !

Mais il faut le vouloir, « à genoux, en sang », par un renoncement absolu, un abandon total à la volonté divine. Le royaume se prend par la violence. Il faut se faire violence dans ce détachement. La présence est ici, elle est là, maintenant, urgente, pressante, appel sans fin, sans fond, sans fondement, sans pourquoi.

Dieu, tout comme l’homme, est une interface, un pont, tout comme le corps calleux du cerveau.

Eclaircir l’esprit, élaguer, retrancher, abattre, déraciner nos pensées, cure de jouvences, retour à la nouveauté, renaissance cathartique.

 

« Le temps n’a pas d’importance, seule la vie est importante. »

par Jahman publié dans : Le réel
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Jeudi 27 avril 2006

L’ILLUSION NAIT DU MOUVEMENT

Notre perception est une perception de l’illusion. Nous percevons des illusions, des réalités, non le Réel. Par la suite, notre ego redouble cette illusion initiale (extérieure) en la transformant en illusion intérieure, mais il est déjà trop tard. Le mouvement est de tel nature que notre appareil perceptif est incapable de percevoir le Réel, mais seulement les réalités. D’où vient ce mouvement ? Qui crée cette illusion ? Quelle est la cause de l’illusion ? Nul ne le sait s’il n’a pas renoncé à lui-même. L’esprit, dès qu’il s’active, perd le contact avec l’Ouvert, perd la trace de la vérité, sort de l’orbite géostationnaire de l’Etre, du principe. C’est l’esprit qui forme la réalité, qui crée l’illusion. Seul un esprit quiet est le Réel car ils sont tous deux immobile. Vive l’immobilité ! L’esprit en mouvement connaît les réalités mais l’esprit immobile est le Réel. Pour que nous puissions être le Réel, notre esprit doit demeurer pure, c’est-à-dire vide de toute impression sensible et intelligible ; l’esprit doit être pure présence immobile. En cela c’est un tort de croire que l’esprit doit s’absenter, que l’on doit « s’évader » car l’esprit est toujours en recherche et s’il ne demeure pas présent à lui-même, s’il part à la « conquête », à la découverte du monde extérieur ou du monde intérieur, s’il part voyager dans les réalités (qu’ils crée par là même), il est alors en mouvement : c’est l’imagination. L’esprit est plus souvent en train d’imaginer, de fabriquer des images, de « se faire des films » car il est gouverné par l’ego, la créature en nous. L’esprit nu, vide, pur, immobile, détaché, silencieux, attentionnel, ne se disperse pas, ne s’extériorise pas, ne produit pas images, symboles, sens, il n’agit pas. Dans le l’inagir (ou non-agir), le wu-wei, dans l’immobilité et le silence, dans le vide (non pas l’absence) l’esprit est le Réel. Il y a donc passage du connaître à l’être, du mouvement à l’immobilité, des réalités au Réel, du multiple à l’Un. Par là, on cesse d’être séparé du Tout, de l’universel car on cesse de connaître, de vouloir, de chercher… Il n’y a plus de phénoménologie sujet-objet, il n’y a plus d’intentionnalité du sujet, plus de dualité. Réfléchir, philosopher, penser et c’est déjà trop tard. Le temps, le mouvement et l’agir créer de concert l’illusion, la maya, les réalités, les mondes. Dès cet instant crucial, dès cet enclenchement de l’agir cérébral, il est trop tard, nous sommes englué, pris dans le temps, prisonnier. Et nous sommes trop faibles, pas assez puissants pour nous élever, nous déprendre si l’on ne stoppe pas ce processus « temporalisateur », « créativateur ». l’urgence spirituelle, mystique, salvatrice doit nous amener, par la pratique, à ne pas enclencher ce processus, à ne pas « commencer à » connaître, agir, se mouvoir, penser, etc. Si l’on entre pas dans le jeu de maya, si l’on refuse avec puissance spirituelle ce jeu diabolique, si l’on se tourne fermement vers Dieu, nous demeurerons au centre, au point immobile, dans le Tout, dans la présence ontologique, dans la plénitude, l’absolu du Réel.

The snake goes move to the power of the though – the dance of the snake

 

Le serpent représente l’illusion, symbole de l’illusion, il se met à bouger, en mouvement par le pouvoir de la pensée. C’est l’esprit en activité qui forme, figure l’illusion par son mouvement propre.

par Jahman publié dans : Le réel
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Mardi 28 mars 2006

Philosophie de la perception

Il n’y a ni sujet ni objet. Les deux n’ont pas d’existence réelle, séparée, objective. Il y a eu méprise dès l’origine du phénomène perceptif. Nous nous situons d’emblée à l’extérieur. Or c’est une erreur, car nous sommes toujours à l’intérieur, pris, compris à l’intérieur, antérieurement à toute conscience, à toute objectivité.

Donc, ni sujet percevant ni objet perçu ; seul est la perception. Il n’y que la perception, et rien d’autre : soi-même percevant comme sujet et l’objet de perception; nous ici – supposément à l’intérieur – et l’objet là-bas – supposément à l’extérieur – n’existent pas tel quel. Ils n’ont d’existence que dans la perception elle-même, je dirais, la grande perception, pas notre perception du monde, de l’objet.

Par exemple, lorsque l’on voit (je prend volontairement une perception sensible) un objet quelconque, un arbre par exemple, alors moi-même et l’arbre, nous sommes à l’intérieur de la perception elle-même. Ce n’est pas moi qui vois. Il y a perception et j’en fais parti, je suis compris à l’intérieur, je suis pris par la perception, avant même que j’en fasse l’expérience consciente. L’arbre et moi-même sommes une perception unique, hors de toute notion de sujet et d’objet, de percevant et de perçu. « Il y a perception » – neutre : passif et universel – et non pas « je perçois » – actif et individuel. Si je regarde un arbre, ce n’est pas moi qui voit un arbre : c’est la perception de moi et de l’arbre dont je vais prendre conscience. En fait, lorsqu’on dit « je perçois un arbre », c’est que nous sommes en train de prendre conscience de la perception, « je prend conscience qu’il y a perception de moi et de l’arbre ». Le sujet et l’objet sont à l’intérieur de la perception, ils la composent mais ne s’en distinguent pas, ne s’en séparent pas. Il n’y a pas deux substances et une relation mais une unique relation : la perception. Les deux soit-disantes substances ne sont pas isolées et n’ont aucune réalité hors de la perception elle-même. C’est la perception qui les fait vivre, qui leur donne forme et consistance. L’existence est essentiellement un phénomène perceptif, une prise de conscience de la perception.

par Jahman publié dans : Le réel
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Vendredi 3 mars 2006

C’est la perte de sens qui donne – qui fait – sens à la vie. L’homme est nu dans la nature.
Analyse systémique :

  • tout est lié
  • chaque chose, être, élément, objet, fait parti d’un grand tout, d’un ensemble uni.
  • L’action, au sens fort – philosophique – du terme, est le mouvement même de la vie, le principe la réalité qui ordonne le présent.
     

Un enchaînement d’interaction, une chaîne d’évènements, de faits et de situation enchaînés les uns aux autres ; l’un découlant de l’autre – du précédent – forme la réalité perçue par l’homme et qui le place dans une situation, un PRESENT – la vie qui s’offre aux sens et à l’être. Celui-ci, en « se projetant hors de lui », tombe dans le vide.
Mais le langage de l’être (ontologie) perverti indubitablement la réalité, et les mots ont perdu leur sens. La perte de sens est délibérément et définitivement achevée, ancrée au sein de l’existence humaine. La perte de sens peut en effet être perçue et ressentie à l’extérieur comme à l’intérieur de soi.
Si les mots n’ont plus de sens, QUE FAIRE ? (question du suicide ?), comment voir la réalité, la concrétude ? Comment vivre l’expérience du présent ? Comment participer à l’harmonie du monde dans l’interaction perpétuelle, permanente des éléments et des êtres ? Ce grand mouvement d’ensemble que l’on appelle vie passe-t-il aussi par la musique, le rythme et l’ouverture de nos sens, de notre Soi au monde, notre nudité dans le vide de l’existence (Question de la plénitude du présent). Le non-sens serait-il, en fin de compte, l’unique et dernier sens à la vie de l’homme sur Terre ? (limite spatiale, temporelle et d’action ; bref, de liberté) --) Question de la liberté et de la nature de l’homme.
Au courant systémique – structuraliste –

  • certains donnent une connotation religieuse, divine ou mystique,
  • d’autres, au contraire, rationnelle, matérialiste et un déterministe intégriste,

pour tenter de trouver la Vérité (vérité), c’est-à-dire la Cause de la vie et de l’Un(ité).

par Jahman publié dans : Le réel
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