Dimanche 12 mars 2006

LIBERTE

 

La liberté exige l’affranchissement à l’égard de l’espace et du temps (qui engendrent l’avoir) ; la liberté exige la non-limitation spatio-temporelle. Mais, en même temps, nous ne pouvons prendre toute la mesure de la liberté que dans la référence à l’espace-temps ; nous en avons besoin comme mesure de référence (nous jugeons en effet à l’aune du relatif). La liberté réelle se réalise donc à l’intérieur du cadre spatio-temporel concret, dans les limites du visible mais elle opère à partir de l’invisible, de l’infini de l’espace et de l’éternité du temps. La puissance est invisible, hors de l’espace-temps, mais l’acte est visible et dans l’espace-temps. Il s’agit donc d’opérer à partir de l’éternel, de l’infini, c’est-à-dire à partir du centre de soi-même (centre qui co-fond le même et l’autre, toutes les dualités ; coïncidence des opposés : identité-altérité…), et l’acte se déploie dans sa signification visible à l’intérieur du monde sans pour autant être soumis à sa logique propre et participer de sa loi. La liberté est intérieure dans son essence, sa nature, sa puissance et elle n’est le Réel, la Vérité que dans cet intérieur. Car là, elle est dans son mi-lieu (le juste Milieu des Chinois), affranchie des limites (les bornes, les opposés ultimes que sont, par exemple, le même et l’autre), infinie et éternelle (non-né, non-morte, incréée et pourtant suprêmement réelle et vraie, authentique). Mais ce n’est qu’à l’intérieur du cadre restreint de l’espace-temps qu’on en saisi toute l’ampleur, la mesure et le sens.

 

par Jahman publié dans : Liberté
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Lundi 20 février 2006

Qu’est-ce que la liberté ? Concept métaphysique, artificiel et abstrait.

 

Seul le sage est véritablement libre[1]. Celui qui est à l’intérieur, l’atman, libéré de toutes ses contraintes intérieures, de ses conception mentales, préjugés et opinions, est libre. Le philosophe n’est pas pleinement libre – que partiellement. L’asservissement de l’individu est d’abord intérieur (sens, inconscient..), ensuite, seulement, il est extérieur (société --) lois, autrui). Il faut donc d’abord se libérer soi-même intérieurement. La libération des contraintes extérieures est beaucoup plus facile.

 

Libération du corps après celle de l’esprit ; ou l’inverse ?

 



[1] « Seul le sage est libre », in La citadelle intérieure, Pierre Hadot, Fayard, Paris, 1992. Cf. Sénèque, De la constance du sage, VII,1 et De la providence, II,9 ss.

par Jahman publié dans : Liberté
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Lundi 20 février 2006

La recherche et le travail sont les deux mamelles du bonheur. Il faut en effet être totalement occupé par ce que l’on fait pour obliger notre esprit à rester concentré et à ne pas penser à autre chose (passion, sentiment). Mais le travail pour le travail n’est pas très intéressant en soi sinon les esclaves auraient été les plus heureux des hommes. C’est pourquoi la recherche (de la vérité) peut devenir le mobile du travail et ainsi permettre de donner un sens à la vie. Donc, la recherche et le travail, deux activités intellectuelles, doivent former le début d’un délivrement de soi, de sa personne puis par extension de ce principe à l’ensemble de l’humanité, du monde entier. La liberté se retrouve donc être une nouvelle fois au centre des enjeux, de l’avenir de l’espèce humaine sur cette planète. En effet, se délivrer du joug de l’homme, de la société, de la hiérarchie, de l’asservissement, de l’aliénation de l’homme par l’homme, du pouvoir qu’exerce autrui sur soi, c’est reconnaître sa liberté absolue face à toute volonté émanant d’une forme quelconque de vie humaine. C’est donc le travail et la recherche qui permettent à l’homme de conquérir sa liberté ou, tout au moins, de l’amener sur le chemin de la connaissance de soi et du monde, préalable à l’acquisition totale, divine et définitive de la Liberté. Car ce combat perpétuel que livre l’homme contre lui-même depuis la nuit des temps ne pourra s’arrêter qu’uniquement lorsque l’être humain aura pris conscience de sa faiblesse, de son isolement et de son énorme capacité à évoluer, notamment par le travail et la recherche. Pour conclure, on peut donc affirmer que le travail et la recherche de la Vérité sont nécessaires à l’acquisition de sa liberté, de la Liberté. Tout deux sont des moyens qui permettent à l’homme de dépasser sa condition d’homme et de s’élever au rang d’intelligence et de vie supérieure (3ème stade)

par Jahman publié dans : Liberté
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