Prendre appui sur la réalité. Fonder sur le réel. Se fonder sur la réalité et s’enfoncer dans le réel.
Les astres nous dépassent, président à notre naissance, notre destinée et notre mort. L’univers est plus fort que nous ! Intégrer l’univers et se désintégrer. Love Mystic revelation
C’est un combat, celui de la peur contre l’amour, celui des démons contres les anges.
La peur est à l’intérieur, dans ton cœur et dans ton mental. Débarrasse t’en et ton mental disparaîtra pour laisser être l’esprit. L’apparence du mental camoufle l’essence spirituelle et c’est sous la forme du désir et de la peur (identité corollaire) que sévit le mental. Tout ce qu’il y a à l’intérieur doit laisser place à la lumineuse présence de l’être. Se défaire des images du mental, des désirs et des peurs qui nous hantent jours et nuits sous forme de rêves et de cauchemar. Notre vie n’est que rêvée ou cauchemardée mais dans tous les cas, elle n’est pas réelle, elle n’est pas vécue réellement, elle n’est pas vivante. Notre vie est morte. Nous dormons ! Et les philosophes comme les mystiques nous exhortent et nous pressent à nous réveiller, à nous éveiller à la « réelle présence ». C’est là que l’on perçoit la différence entre un professeur, un intellectuel, un « diseur de vérité », un savant, un connaissant, un « avoirant », tous ces hommes qui ont construit des châteaux de cartes, des prêts-à-penser, des images du réel, tous les pseudo-philosophes qui nous disent « ce que cela est » et comment penser : « Pense comme cela et tu verra cela » ; entre tous ces solidificateurs du réel, ces mortificateurs de la pensée et de la vie, entre tous ceux qui distribuent leurs connaissances comme autant de vérité révélées ou rationalisées et les philosophes ou mystiques ou maîtres spirituels qui nous poussent seulement à nous réveiller par nous-mêmes, à nous éveiller à la vie et à la pensée, à prendre conscience de notre servitude et de notre endormissement, pour ne pas dire de notre mort. Et la différence est majeure et essentielle : « cela est et est comme cela parce que cela vient de là et se distribue comme cela » (discours rationnels, téléologiques ou fondés sur la causalité) Ce type de discours est une béquille (mais aussi un garde-fou pour tous les abrutis – au sens étymologique) qui nous rend esclaves et endormis. Il est impossible de se sortir du cercle rationnel une fois qu’on a commencé à y participer. Dès que l’on rentre dans ce cercle de la pensée rationnelle, nous sommes pris au piège comme la mouche dans la toile d’araignée. Plus on se débat, plus l’on pense – loin et fort – plus on s’enfonce, plus on s’englue, plus on s’emprisonne. De sorte que ce n’est pas l’araignée (la pensée) mais nous mêmes qui nous nous emprisonnons dans la toile (les pensées) La toile ou les pensées, c’est l’image, la création, le créé. L’araignée n’existe pas, ce n’est rien d’autre que nous-mêmes, ce n’est rien d’autre que Dieu. Penser au-delà de la pensée et de la non-pensée. Etre au-delà de la présence et de l’absence, du vide et du plein, de l’être et du néant, de la réalité et de l’illusion.
Alors, nous faire un discours comme Descartes, Spinoza, Leibniz, Kant, Heidegger, Sartre, j’en passe et des meilleurs, cela n’a aucun intérêt. Les hommes éveillés à la vérité ne connaissent pas la vérité, cette vérité car celle-ci est indéfinie mais savent la voir. Il n’y a pas une vérité mais une manière de connaître véritablement. Et peu importe ce que c’est : l’univers, Dieu, la justice, l’amour, la vie ou une paire de chaussures, une banane ou un pingouin ; l’important est de connaître en vérité, de connaître véritablement. La vérité n’est pas un objet extérieur susceptible d’être intentionnalisé ou perceptible, connaissable. La vérité est intégrée à l’intention, à la perceptio(n), à la connaissance. Il s’agit de percevoir en vérité, d’avoir une intention vraie, une connaissance véritable. Car la vérité, du fait qu’elle soit intégrée, intérieure, est comme antérieure au temps, hors de la temporalité, éternelle. L’homme de science, l’homme de l’avoir parle pour dire ce que c’est et comment cela est alors que l’éveillé, le maître spirituel, le philosophe ou mystique indique la voie, montre du doigt, exhorte à nous éveiller, nous sonne comme une cloche face à l’urgence qu’est le sursaut du réveil, il nous fait sortir de notre sommeil léthargique, il nous fait naître, il nous donne une vie nouvelle. Sans nous dire pourquoi, sans nous faire de long discours ennuyeux qui plus est, il agit en nous, imperceptiblement, sans nous le dire, pour que nous nous réveillions. Car cela ne dépend que de nous. On ne peut pas se réveiller à notre place. C’est notre sommeil, notre mort et notre réveil, notre éveil. Discourir longuement sur le vrai, le bien, la connaissance, l’être et l’intellect, Dieu et la vie, cela n’a jamais réveillé quelqu’un. Personne ne sort de la mort par un discours sur ce qu’est Dieu et comment il est et ce qu’il fait et d’où il vient et où il va. Cela contribue plutôt à endormir davantage et à plonger dans un rêve tout bleu les larves d’humains. Image sur images, Impression sur impressions. Statufié, stratifié, imbrifugé, peu à peu nous sommes devenus imperméables et comme momifiés, impossible de voir le réel tellement nos yeux sont devenus incapables de voir, tournés qu’ils sont vers / dans leur rêve : existentialisation des chimères : désirs et peurs.
Découvrir la vérité fait peur et nous le désirons, comme mort (peur) et vie (désir). Allé d’un jet au-delà de peur et désir, de mort et vie
Inflexible, indéfectible foi, avancer vers la lumière, sur ce chemin de ténèbres où les dualités se télescopent, où les contraires s’entrechoquent. Les démons nous assaillent, les illusions, les rêves, les images, les impressions s’insinuent de toute part en nous ; nous laissant nus et tremblant en enfer.
Connaître le réel, c’est abandonner ce jeu (maya) des dualités, ce monde des images créées, c’est se détacher dignement des ténèbres et rayonner la lumière, se laisser emporter par l’enthousiasme divin, cette sage folie. Allons au-delà du par-delà, plus loin que tout le connu, plus loin que le connaissable, au-delà de l’impossible, là où s’arrête le chemin, porté par les ailes invisibles de la foi, du vide et de l’amour, courons, volons vers cette joie qui nous transporte dans la présence mystique du divin et glorieux cœur où fleuri, furieux et radieux le ciel étoilé d’un matin printanier.
Retour, impossible d’empêcher le retour des saisons, de contraindre le reflux vital. Laissons-nous emporter par cette joie divine, cet épanouissement dans le sein matriciel, ce jaillissement spirituel suressentiel de la vie mystique, au-delà des contraires, dans l’unité simple, là où s’arrête les sons, là où aucun mot n’a jamais pénétré, là où seul l’âme du bienheureux nage dans le lac de la béatitude céleste.
Move to the rhythm of love
Keep your trust in your soul
Les deux ailes en avant.
Larmes d’ange
Esprit clair : voir
Retourner, revenir, refluer, s’enfoncer dans le fond du fond sans fond, pénétrer à l’intérieur, au plus profond de notre intimité, (intelligence), de notre profondeur et attendre, disponible sans rien attendre, sans rien demander, sans pensées ni images, le baiser délivreur !
Accepter le réel, s’accepter, reconnaître que cela est, la situation existentielle et accepter encore. Paisible, devenir paix par cette reconnaissance, par cette acceptation, par ce non-vouloir, par ce non-désir de changer la situation. Car tous nos malheurs (et ils sont notre, ils viennent de nous) viennent de notre refus de la situation, de refus obstiné et enfantin de accepter ce qui est-comme-cela-est. Nous désirons toujours changer le monde, notre monde, nous voulons toujours que « cela » soit autrement. Et quand [par défaillance] cela devient autrement, nous voulons autre chose, d’autres choses, ailleurs, autrement. Apprécions l’éternel, apprécions ce qui est, maintenant, comme cela est, au-delà du bien et du mal. Car cela est et cette étance est divine, ici et maintenant. Notre cœur doit s’ouvrir sous cette pression. Reposons nous dans l’esprit clair, dans l’esprit de paisible, l’esprit calme et silencieux, l’esprit voyant.
Bienheureux relâchement, l’ego s’évanoui, s’évapore dans une extase éternelle, divin commencement !
Mais il faut le vouloir, « à genoux, en sang », par un renoncement absolu, un abandon total à la volonté divine. Le royaume se prend par la violence. Il faut se faire violence dans ce détachement. La présence est ici, elle est là, maintenant, urgente, pressante, appel sans fin, sans fond, sans fondement, sans pourquoi.
Dieu, tout comme l’homme, est une interface, un pont, tout comme le corps calleux du cerveau.
Eclaircir l’esprit, élaguer, retrancher, abattre, déraciner nos pensées, cure de jouvences, retour à la nouveauté, renaissance cathartique.
« Le temps n’a pas d’importance, seule la vie est importante. »